THÈMES - Art Money

Un "billet" d’art money
(n° 19-2004) émis par Hans Peterson.

ART MONEY

Extrait de Courrier International n° 743 du 27 janvier au 2 février 2005.

L'artmoney

Faux billets, vraies oeuvres d’art
Imaginez un monde où l’on fabriquerait l’argent dont on a besoin. Et ce sans heures supplémentaires et sans emprunter à son banquier. C’est dans un tel monde que deux artistes, Lars Kraemmer et Flemming Vincent, ont lancé l’art money, une monnaie alternative peinte par des artistes.

L’idée est en passe de conquérir la planète. Seule obligation : le billet doit être une oeuvre originale de 12 centimètres sur dix-huit et l’artiste, membre de la BIAM (Banque internationale de l’art money), gérée par les deux artistes danois."Au lieu de laisser les oeuvres d’art sur les murs, nous les faisons circuler. Le projet a pris une telle ampleur que nous espérons pouvoir bientôt embaucher", explique Flemming Vincent.

Il partage avec Lars Kraemmer un atelier de 400 mètres carrés à Copenhague, qui est à la fois son domicile et le siège d’Art Money. Un ordinateur trône dans un coin, sur un vieux bureau. C’est l’instrument principal du succès de l’art money. C’est là que Flemming Vincent s’est installé il y a six ans pour créer , un site internet à travers lequel des artistes pouvaient adhérer. Au départ, les artistes vendaient leurs coupures illustrées comme des tableaux. Les acheteurs pouvaient revenir au bout de quelques années et les échanger contre d’autres oeuvres d’art. L’astuce était que la valeur faciale faciale d’un "billet" d’art money augmentait de cinq euros par an, afin qu’il soit d’emblée plus attractif pour les acheteurs d’en acquérir.

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